Une rencontre déterminante
C’était dans les années 95, à une époque où les rêves et les espoirs flottaient dans l’air comme une promesse. Une rencontre, bien que fortuite, devint rapidement le reflet d’une passion partagée. À cette époque, l’association Plan Image occupait un local situé aux anciens Bains-Douches d’Argenteuil, un lieu emblématique qui était ouvert à la créativité des jeunes.
C’est là que David Meanti est venu frapper à la porte. Il venait juste d’avoir 20 ans mais une grande passion pour le cinéma brillait déjà dans ses yeux.
Le rêve d’un jeune cinéaste
David avait un rêve clair et déterminé : faire du cinéma son métier. Cet enfant d’Argenteuil, avec son enthousiasme communicatif, incarnait l’espoir et l’ambition de sa génération. Lors de notre discussion, il m’avait fait part d’un projet de court métrage dont il avait déjà esquissé les contours. Étudiant en cinéma à l’Université de Nanterre, il était déjà en phase de conception d’un Court Métrage inspiré par une expérience personnelle dont il avait été témoin et qui l’avait profondément marqué.
La réalisation d’un court métrage
Ce qui frappait le plus chez David, c’était sa capacité à fédérer d’autres jeunes autour de son projet. Avec une organisation minutieuse, il avait réparti les rôles, veillant à ce que chacun joue un rôle actif dans la réalisation du court métrage: scripte, décors, son et logistique. Il avait pris la responsabilité de chaque aspect de la production, démontrant un professionnalisme impressionnant pour son âge. En seulement deux semaines de tournage et de montage, il avait produit un court métrage esthétique et impactant, qui rivalisait avec les œuvres de cinéastes bien plus établis.
Le festival des cultures urbaines
Cette époque marquait également la tenue d’un événement important : le Festival des Cultures Urbaines. C’était une occasion en or pour les jeunes des quartiers populaires de présenter leurs talents au monde. Je me souviens avoir proposé à David d’inscrire son court métrage à ce festival. Il accepta avec enthousiasme, conscient que cela pouvait être une opportunité de se faire connaître. Le résultat fut au-delà de nos espérances : son film remporta le 8e prix national parmi plus de 250 films en compétition. Cette reconnaissance lui offrait un tremplin vers l’avenir.
David avec Jet Li sur le tournage ” Le baiser mortel du dragon “
Un parcours en pleine ascension
Mais pour David, la récompense à ce festival n’était qu’une étape, un jalon dans un parcours qui ne faisait que commencer. Sa passion pour le cinéma ne s’est pas arrêtée là. Au contraire, elle l’a poussé à continuer d’explorer de nouvelles facettes de l’industrie cinématographique. Il s’est lancé dans des projets variés de fiction, toujours avec la même ferveur et la même détermination.
Après sa license cinéma à la fac de Nanterre, qui l’a aidé à enrichir sa culture cinématographique mondiale, dès la rentrée, il s’inscrit à l’ESRA ( Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle), école réputée pour former les futurs professionnels du cinéma et de l’audiovisuel. Cette décision marque un tournant décisif dans sa carrière. Pour subvenir à ses besoins tout en poursuivant ses études dans cet établissement privé, il passe de mi-temps à plein temps en nocturne comme serveur au Hard Rock Café à Paris, où il travaillait depuis quelques années. Cet emploi lui permet aussi m’a-t-il confié, de perfectionner son anglais, une compétence qui se révèlera bien utile, puis emmagasiner de multiples anecdotes qui ne le quitteront plus, de pouvoir étudier les gens, les situations, gérer le stress et les humeurs, ce qui lui sert toujours aujourd’hui dans son métier sur de grandes productions internationales.
Dans le cadre de son cursus à l’ESRA, David a eu l’opportunité de présenter un projet de court-métrage qui va susciter l’enthousiasme de ses enseignants et de la direction. Ce projet, après avoir été soumis à une sélection rigoureuse, est retenu parmi une poignée d’autres, pour être réalisé en pellicule 16 mm, ce qui est un véritable honneur pour un étudiant. Ce choix de format classique témoigne d’une volonté de rendre hommage aux grandes œuvres du cinéma tout en explorant de nouvelles narrations.
Pour le tournage, David choisit des décors emblématiques et significatifs qui enrichissent visuellement son récit. Argenteuil et l’Ésplanade Allende, offre un cadre idéal pour les scènes d’interaction entre les personnages, tandis que la MJC apporte une touche de réalisme et d’authenticité. En parallèle, le supermarché INTERMARCHÉ de la place Georges Braque, un lieu de rencontres où les personnages évoluent dans un environnement quotidien. Les anciens Bains-Douches, quant à eux, ajoutent une dimension nostalgique et historique à son film, donnant une profondeur supplémentaire à l’intrigue.
David au Festival de Cannes pour son film LE ROLLERBOY
Ce choix audacieux de décors témoigne non seulement de la sensibilité artistique de David, mais aussi de sa capacité à voir au-delà des clichés du cinéma moderne. Chaque lieu est méticuleusement choisi pour servir l’histoire qu’il souhaite raconter, et son engagement envers cet art est palpable. En s’entourant de son équipe, il commence à façonner son projet avec passion et rigueur, conscient que chaque détail compte. Ainsi, David s’affirme comme un talent prometteur, déterminé à laisser sa marque sur le monde du cinéma, tout en restant fidèle à ses racines et à ses aspirations.
Ce court-métrage n’est pas seulement un projet scolaire ; c’est une étape cruciale dans son parcours, une véritable immersion dans le monde du septième art qui le préparera pour les défis futurs.
À 21 ans, David s’était déjà projeté dans la consécration de sa future carrière. En 1997, inspiré par les séries américaines et toujours avec le soutien de l’association Plan Images, il réalise un moyen-métrage intitulé “Marco and Pat”, qu’il tourne notamment dans les rues de Paris, à l’aéroport CDG et au Hard Rock café. Ce projet témoignant de son ambition et de sa passion pour le cinéma, lui permet d’acquérir un peu plus d’expérience précieuse sur le terrain. Peu de temps après, les portes commencent à s’ouvrir pour lui lorsque, en Août 2000, il décroche son premier emploi dans l’industrie cinématographique. David rejoint l’équipe de Luc Besson sur le tournage du film “Le Baiser mortel du dragon”, aux côtés du célèbre acteur Jet Li.
David sur le tournage de la série CHERNOBYL
Cette aventure incroyable se passe bien, et David est alors embarqué dans une épopée formidable qui ne fait que commencer. Grâce à un travail sérieux et apprécié, doublé d’une passion intarissable, il a maintenant depuis plus de vingt ans fait une remarquable carrière dans l’industrie cinématographique, notamment comme 1er Assistant réalisateur dans la série Chernobyl pour HBO qui avait obtenu 19 récompenses aux Emmys Awards
La série CHERNOBYL qui avait obtenu 19 récompenses aux Emmys Auwards
Aujourd’hui installé à Londres avec sa petite famille, David opère à présent comme producteur sur des séries d’envergure comme, Star Wars Andor, Hostage et prochainement sur Apple “The Wanted Man”.

Sur le tournage de la série CHERNOBYL
À ce jour David MEANTI a produit 5 séries TV:
– “Des” pour ITV/Netflix
– “Star Wars Andor” saisons 1&2 pour Disney+
– “Hostage” pour Netflix
– “The Wanted Man” (à venir bientôt) sur Apple
Une inspiration pour les générations futures
David est bien plus qu’un simple cinéaste ; il est un symbole d’inspiration pour les jeunes des quartiers populaires. Son parcours montre que, malgré les obstacles, avec de la passion, de l’engagement et une vision claire, il est possible de transformer ses rêves en réalité. À travers ses œuvres et sa détermination, il continue de raconter des histoires qui résonnent avec la vie que connaissent tant d’autres, prouvant que le cinéma est un puissant vecteur de changement et d’expression.
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